Accueil des victimes d'escrocs
Association Ensemble Solidaires Contre Requins Ou Crapules . net

La tarte à la crème du slogan « travailler plus pour gagner plus »

Il n'est pas dans nos habitudes de prendre en compte les affaires des particuliers, nous sommes orientés vers les escroqueries du monde des affaires.
Néanmoins, celle à laquelle nous assistons actuellement mérite d'être signalée car elle est éblouissante de par son ampleur et la fascination qu'elle exerce !

Ce slogan de la campagne électorale a pour ambition de redonner le goût du travail aux travailleurs, redonner sa valeur au travail, encourager ceux qui se lève tôt. Qu'en sera-t-il exactement quand les lois prévues seront adoptées par le parlement, principalement l'exonération de charges patronales sur les heures supplémentaires ?

Avant tout, il faut préciser les données du problème à propos de la rémunération salariale.
Le salaire est la résultante de deux facteurs : un taux horaire multiplié par un nombre d'heures travaillées.
Une première approche, pour gagner plus, consiste à augmenter le taux horaire, c'est-à-dire diminuer la part du revenu du capital sur la valeur ajoutée. D'ailleurs, cette part n'a cessé de croître depuis 20 ans. Bref, cette solution d'augmenter le taux horaire n'a pas été retenue car elle n'oblige pas à « travailler plus » et contrevient à l'esprit libéral du « plus de profit » possible !

L'autre approche consiste à « libéraliser » les heures supplémentaires ; c'est-à-dire présentement à supprimer les charges patronales sur les heures supplémentaires pour les rendre moins onéreuses à l'entreprise.
N'épiloguons pas sur le fait que c'est le patron qui décide des heures supplémentaires ni sur tous les autres aspects induits pour le salarié -pas de cotisation à la retraite, etc.., qui découlent de la nouvelle législation à venir.

Comment, dans le cas présent, le chef d'entreprise peut-il générer des heures supplémentaires quand son plan de charge est identique ?

La réponse à ce problème consiste à licencier 12% des effectifs à législation identique -autorisation de 220 heures supplémentaires par an et 35 heures par semaine. Ainsi il peut proposer, au personnel restant, 220 heures payées en heures supplémentaires majorées à 25%.
Notons au passage que, dans le cadre des 35 heures, le temps de travail a été annualisé et permet difficilement d'envisager plus de 220 heures supplémentaires par an.

Du fait de ces licenciements, les salariés présents dans l'entreprise vont augmenter leur pouvoir d'achat en ayant enfin la possibilité d'effectuer le quota annuel d'heures supplémentaires. Ainsi le personnel restant dans l'entreprise gagnera environ 17% d'euros en plus et travaillera 14% de temps en plus.
Le cas considéré est favorable au salarié du fait que les heures supplémentaires sont majorées de 25%. Si l'entreprise est dans une branche d'accord étendu, la majoration des heures supplémentaires ne sera que de 10%. Dans ce cas, le salarié voit son revenu annuel ne s'accroître que de 15% pour 14% de temps de travail en plus.

Quant à l'employeur, cette opération lui permet, grâce à l'absence de charges sur les heures supplémentaires, de voir son profit net augmenter de 2% de la masse salariale. Ceci tient au fait que les heures supplémentaires lui coûtent moins chers que les heures normales du fait de la suppression des charges. Dans le cas où les heures sont majorées à 10%, le profit net s'accroît de plus de 3%. Ce résultat est un minimum auquel peut escompter l'entreprise car nous n'incluons pas les économies indirectes liées à la diminution des effectifs.

L'économie libérale se réjouira donc d'un tel résultat qui fera augmenter artificiellement la productivité et accroîtra les résultats des entreprises.

Contrôleur de gestion, à vos calculette pour améliorer la rentabilité !

En conclusion, ce n'est pas celui qui travaille plus qui gagne plus. Avec cette nouvelle législation, les entreprises gagnent plus en ne faisant rien et le patron a un grand intérêt financier à faire effectuer des heures supplémentaires .

« Travailler plus pour gagner plus » ne règle absolument pas le problème du chômage. Contrairement à ce qui a été affirmé au cours de cette campagne électorale, la même part de travail ou du gāteau sera partagée avec moins de personnes actives.

De quel ordre doit-être la demande pour résorber les 2 chômages ; le chômage actuel et le chômage engendré par l'exonération des charges sur les heures supplémentaires ? On peut estimer que ce dernier chômage liés aux heures supplémentaires devrait représenter environ 400 000 personnes en raisonnant par analogie avec la réduction des 35 heures.

Moralité sur la valeur travail : si la tarte (gifle en argot) est pour le salarié, la crème est pour la patron. A moins que cela ne soit la nouvelle définition libérale du « gagnant-gagnant ».


A propos des VICTIMES d'ESCROCS

VICTIMES d'ESCROCS




                                    


Valid XHTML 1.1
PHYSIQUE
MENTALE
REFERE
INJONCTION
ASSIGNATION
DIVERS
TRIBUNAL CIVIL
TRIBUNAL PENAL
TRIBUNAL DE COMMERCE
CONSEIL DES PRUD HOMMES
AVOCAT
HUISSIER DE JUSTICE
COMMISSAIRE AUX COMPTES
EXPERT COMPTABLE
AUTRES
CODE DU COMMERCE
CODE CIVIL
CODE PENAL